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ECHIROLLES DEMOCRATES, UNE EQUIPE A L'ECOUTE DE TOUS LES ECHIROLLOIS !

MoDem Echirolles
COMPTE-RENDU DU CONSEIL MUNICIPAL du 27 MARS 2010
Ce conseil municipal extraordinaire avait pour objet la signature du Pacte d’Amitié portant convention – cadre entre la commune d’Echirolles et la commune de Houéyogbé au Bénin pour 2010-2013.

La délégation Béninoise, composée de cinq personnes était menée par monsieur Olympe GLAGO, maire de Houéyogbé. Monsieur GAZAGNE, consul honoraire du Bénin en Rhône-Alpes, était également.

Ce conseil clôturait une semaine à Echirolles pour la délégation béninoise qui a été très riche en échanges. Encore une fois, cette séance fut marquée par le respect, la sympathie, la convivialité, l’écoute et beaucoup de respect mutuel.

Pour nous, cette coopération décentralisée avec le Bénin, est forte de symbole. En effet, l’histoire commune d’Echirolles et de Houéyogbé est née, il y a une vingtaine d’années, d’une initiative citoyenne. Une initiative citoyenne qui a été reprise, renforcée et pérennisée par les élus. Il s’agit d’un bel exemple de ce que peut donner une démocratie participative. C’est l’Association laïque d’Echirolles qui, à l’époque s’était lancée dans un projet de construction d’une école à Honhoué, village béninois de 4500 habitants.

Par la suite, les deux collectivités entrent en relation et finalement, le 7 juillet 1991, elles signent une « Charte d’intention / convention préalable à un jumelage – coopération » préfigurant un travail de coopération solidaire entre Honhoué et Echirolles. De 1992 à 2005, deux programmes d’actions seront conduits entre Honhoué et Echirolles. Puis, à partir de 2003, la décentralisation est mise en place au Bénin, et dans ce cadre le village de Honhoué devient un arrondissement de la commune de Houéyogbé, ancienne sous-préfecture. La ville d’Echirolles décide alors de continuer son action de coopération décentralisée en élargissant son partenariat avec la commune de Houéyogbé, tout en conservant une attention particulière pour le territoire qui constitue désormais l’arrondissement de Honhoué.

Les actions de la ville d’Echirolles vers Houéyogbé porte sur différents secteurs :

• Education et formation.

Entre 1990 et 2008, la ville a réalisé 5 groupes pédagogiques, soit 25 salles de classe. L’arrondissement de Honhoué compte désormais 7 groupes pédagogiques et 28 salles de classe, avec un besoin réel sur place estimé à 42 salles. Grâce à cette action, le taux de scolarisation des filles a été multiplié par 21 (les filles représentent désormais 45% des effectifs) et celui des garçons par 9. La session de juin 2010 du baccalauréat verra pour la première fois des lycéens de Honhoué se présenter aux épreuves.
Le montant total des investissements réalisés depuis 1991 en faveur de l’éducation, financements directs et cofinancements confondus, est de 230 225 euros.

• Santé.
La ville d’Echirolles a financé de façon majoritaire la construction d’un centre de santé à Honhoué pour un montant de 60979 euros. Ce centre connaît une fréquentation générale très importante puisqu’il enregistre environ 2000 consultations par an et accueille une trentaine de naissances par mois et environ 300 par an.
La création de ce centre de santé a permis une meilleure prévention de différentes pathologies, notamment par le biais de campagnes de vaccination.

• Développement et soutien d’activités génératrices de revenus.

Ce soutien est caractérisé par la construction de hangars pour abriter le marché de Honhoué ce qui lui permet de fonctionner par tous les temps et la création d’une coopérative agricole avec bâtiments de stockage et d’équipement ainsi que par la mise en place d’un fonds de roulement.

• Infrastructures routières

Désenclavement de la commune de Honhoué par la construction ou le réaménagement de 25 kilomètres de pistes reliant des communes proches. Ce réseau de pistes a fait de Honhoué, au fil du temps, un point de passage vers d’autres communes voisines, et a permis à la collectivité de s’ouvrir au tourisme.

• Accès aux ressources vitales : eau et électricité.

La ville d’Echirolles a participé à la réalisation de deux réseaux d’adduction d’eau. Le réseau est désormais de 54 kilomètres et compte 40 bornes-fontaines. Ce réseau d’eau a engendré la création de plus de 40 emplois de fontainiers ou vendeurs d’eau.
La ville d’Echirolles a cofinancé le raccordement d’Honhoué au réseau électrique national. L’électricité est arrivée à Honhoué en 2000.

• Aide à la gestion communale.

L’objectif était le partage et le transfert de savoirs et de compétences. Cette aide s’est concrétisée entre autres par l’acquisition de moyens de déplacement pour les services municipaux, une assistance technique locale, la formation des élus et des cadres territoriaux, etc …
Echirolles et Houéyogbé ont également mis en place un programme de formation des élus et un fonds de développement local, afin de promouvoir l’auto-financement d’une partie des projets locaux.


Nous considérons cette coopération très riche et valorisante pour les deux parties. Nous souhaitons qu’elle continue sous une forme très coopérative. Nous souhaitons revoir très rapidement nos « amis » béninois.



Le prochain conseil municipal (beaucoup plus classique et peut-être moins consensuel) aura lieu le mardi 27 avril à 18 h 00.


Thierry LABELLE
Conseiller municipal
Président du groupe MODEM
Rédigé par Echirolles Démocrates le Mardi 20 Avril 2010 à 02:01 | Commentaires (0)

L’ouverture de ce conseil s’est faite en présence de la délégation béninoise en visite pour une semaine dans le cadre de « Cité plurielle » et de la signature le samedi 27 mars 2010 du pacte d’amitié et de solidarité entre la commune d’Echirolles et la commune de Houeyogbé lors d’un conseil municipal spécial.


DELIBERATION N°1 – DEMANDE D’UN COMMISSARIAT DE POLICE DE PLEIN EXERCICE A ECHIROLLES

Sur ce sujet, nous avons fait la déclaration suivante :

« Nous rejetons fermement les dispositions de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure dite « LOPSI 2 ». Alors même que certains font du sujet de l’insécurité le plat de résistance de leur campagne électorale et obtiennent des suffrages honorables, comment peut-on continuer à ne pas mettre les moyens nécessaires ? C’est dans la négation de cette réalité que sont encouragés les actes d’incivilité et de violence commis, on ne le sait trop bien, par une minorité. Se donner les moyens d’enrayer ce phénomène ne passe certainement pas par une réduction des effectifs c’est par les moyens essentiellement humains que des solutions pourront être trouvées. L’abandon de la police de proximité a été une erreur aux conséquences très graves pour notre société. La mise en place des UTEQ est une demi-reconnaissance de cette erreur.

Si le gouvernement nous refuse cette aide nous devons, dans l’attente de jours meilleurs, faire preuve d’imagination avec les moyens à notre disposition. Vous connaissez monsieur le maire notre position plus que réservée sur l’expérimentation de la vidéoprotection ou vidéosurveillance. Le simple fait de « jouer » sur ces deux termes laisse perplexe. In ne s’agit en rien d’une posture comme on aime si bien nous le rappeler mais d’une conviction : pour être efficace ce système doit être non seulement déployé de manière uniforme mais surtout couplé à des moyens humains importants. Pour exemple, à Nice, Christian Estrosi développe la vidéoprotection la plus moderne de France, avec plus de 500 caméras, un PC truffé d’électronique qui localise les patrouilles de la police municipale mais aussi de la police nationale et qui surveille chaque faits et gestes des Niçois. Ses ordinateurs analyseront même les mouvements suspects, comme un poing levé ou une approche trop brusque contre une vitrine. Coût PHARAONIQUE du dispositif : 15 millions d’euros. Ce système permet également de mettre des contraventions à distance, certainement pour rembourser l’investissement !

Notre commune à une autre échelle veut-elle se permettre un tel investissement et mettre en place un système si liberticide ?

La sécurité est un vrai sujet de réflexion qui ne doit pas être traitée derrière des nuages de fumée. Si bien évidemment, nous considérons qu’un commissariat de plein exercice sur Echirolles serait un plus pour notre ville, nous considérons qu'il existe d'autres moyens à disposition du premier magistrat de notre ville pour agir avec efficacité sur ce sujet. Il ne faudrait pas que cette demande récurrente occulte les leviers à notre disposition et empêche de mettre en place des actions innovantes, pertinentes mais surtout efficaces.

Nous partageons le constat d’une insécurité grandissante et du sentiment d’inquiétude de nos concitoyens. Nous attendons des actions concrètes véritablement évaluées. La ville doit prendre « sa » place pour répondre aux attentes des habitants. Dans ce domaine comme dans tous les autres, chaque euro doit être utilisé avec le maximum d’efficacité.

Ces remarques étant faites, nous voterons bien sur cette délibération. »


Le maire s’est une nouvelle fois emporté contre nous (il est beaucoup plus conciliant lorsque nous soutenons sa politique !!!) contestant les chiffres que nous avions annoncé dans le numéro de Cité Echirolles de mars concernant la vidéosurveillance. Nous reviendrons prochainement très en détail sur ces chiffres.

Le groupe UMP, dans une très longue déclaration, s’est déclaré pour cette délibération mais a regretté un manque de positionnement de la ville dans le domaine de la sécurité. Une bonne partie de cette déclaration était une attaque en règle contre Guy Rouveyre, premier adjoint. Nous regrettons ce type d’attaque personnelle.

Chantal Gomez, pour Lutte Ouvrière, s’est déclarée contre cette délibération considérant qu'il s'agissait d’une fausse solution.

DELIBERATION N°5 – ELABORATION DU SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIALE (SCOT) DE LA REGION URBAINE GRENOBLOISE – CONTRIBUTION DE LA VILLE D’ECHIROLLES

Nous avons rappelé que le SCOT a vocation à être le document de référence des politiques publiques en fixant des objectifs en matière d’urbanisme, d’habitat, de développement économique, de loisirs, de déplacements des personnes et des marchandises notamment. Le SCOT doit définir pour chacun de ses domaines des objectifs notamment relatifs à l’équilibre social de l’habitat et à la construction de logements sociaux.
Alors qu’Echirolles va bien au-delà des exigences de la loi SRU en termes de logement social, nous avons exprimés notre surprise que dans les principales orientations en matière d’aménagement territorial que la ville d’Echirolles souhaite voir intégrer dans le futur document de planification rien ne soit dit sur la nécessité d’une équitable répartition des logements sociaux.
Nous avons demandé qu’une exigence de résultat soit inscrite dans le SCOT en termes d’accueil de logement social.
De même, lorsqu’on peut lire, « la ville d’Echirolles estime qu’il faut privilégier un scénario de développement territorial qui renforce le rôle métropolitain, stratégique et décisionnel de l’agglomération grenobloise au sein de la région urbaine », nous avons regretté que soit opposé le monde urbain et le monde rural et avons précisé que nous considérions que le développement doit respecter l’équilibre territorial sans que la ville agisse au détriment de la campagne. Nous revendiquons un plus grand respect de l’ensemble du territoire.

Le reste du document ne nous posait pas de gros problèmes même si nous sommes interrogatifs quand on peut lire dans la même phrase « rechercher certaines densités de construction » et « favoriser la réalisation dans la ville de lieux de respiration ». Tout est évidemment question de nuance.

Le maire nous a donné satisfaction en acceptant un amendement concernant une équitable répartition du logement social.

Deux amendements du groupe des Verts ont également été acceptés à l’unanimité, pour favoriser l’usage du vélo, renforcer la marche et développer la place de l’arbre en ville.



DELIBERATION N°11 – EXTENSION ET AUGMENTATION DE LA PARTICIPATION AUX FRAIS DE REPAS DU PERSONNEL

Nous ne voulions pas intervenir sur le fond et nous avons voté bien sur cette délibération. Nous voulions toutefois, à nouveau, exprimer notre désaccord sur la méthode. Cette mesure avait déjà été annoncée dans le journal communal « ICI » de mars avant le vote du conseil municipal. Nous avons réitéré à cette occasion, notre souhait de voir la chronologie des actions respectées.

Le maire s’est perdu dans des explications très confuses et peu convaincantes. Encore une fois, il n’a pas pu reconnaître qu’il avait tort et que la démocratie devait respecter certaines règles.



Le prochain conseil municipal aura lieu le mardi 27 avril à 18 h 00.


Thierry LABELLE
Conseiller municipal
Président du groupe MODEM
Rédigé par Echirolles Démocrates le Vendredi 16 Avril 2010 à 01:01 | Commentaires (0)
ASSOCIATION DE BIENFAITEURS

Nous avons à construire une société dans laquelle l’Etat assume son rôle d’impulsion et assure l’équité, et trouve en face de lui une société civile organisée, et en particulier organisée par le mouvement associatif. La question de la représentation des associations est très importante. Si l’on veut une France qui s’exprime non pas à partir du haut mais à partir du bas, à partir des attentes que, dans les quartiers, les gens expriment, il faut un dialogue organisé.

Les associations, toutes activités confondues, quels que soient leur famille de pensée, l'âge ou la catégorie sociale de leurs dirigeants et adhérents, travaillent au quotidien pour nous apporter ce petit « plus » qui fait que l'on se sent mieux. Elles coordonnent des actions, font bouillonner des idées, intensifient les échanges entre citoyens, améliorent le présent et préparent l'avenir.

Le monde associatif se porte bien, on doit évidemment s’en réjouir mais il ne faudrait pas que les acteurs publics se satisfassent de cette potentialité et de cette richesse et en oublient leurs devoirs. Simple relais sans pouvoir de décision et souvent sans peu de moyens, elles pourraient jouer un rôle de contre pouvoir constructif dans la vie d'une commune, et participer de manière plus officielle au développement éducatif, culturel et social. Dans un contexte de crise, un partenariat entre les associations et les collectivités pourrait être un support solide et durable pour développer une économie à visage plus humain. Il ne faut plus regarder les associations comme une alternative à l’action publique mais comme de véritables partenaires pour construire une société plus solidaire.

Nous souhaitons que la maison des associations deviennent un point « ressources » qui permette de développer les interconnections entre les associations, les échirollois et les quartiers pour intensifier des échanges fructueux.


Fabienne SARRAT
Conseillère municipale
Rédigé par Echirolles Démocrates le Lundi 12 Avril 2010 à 20:25 | Commentaires (0)


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